lundi 10 décembre 2007

Le fou

...d'hier, est
parfois le génie d'aujourd'hui.
Et celui d'aujourd'hui?

La Source

...est un mystère.
Là-haut,
les nuages ont beau voiler les cimes,
souvent il ne pleut pas;
mais l'eau ne s'arrête jamais de couler,
pour tous.
Et personne pour fermer le robinet.

Sa morsure surprend,
glace mordant la peau,
que le désir de pureté mène à affronter
et le courage finit par surmonter.
Sa force laboure nos chairs
vivifie sang, os et nerfs,
et libère une chaleur intérieure
qui nous surprend à rester
et à en redemander,
au petit peuple de l'eau.





dimanche 9 décembre 2007

Unité, Trinité, Septénaire




Tous les grands courants de pensée,
les grandes religions,
et donc toutes les Trinités
seraient les reflets de la meme Unité en involution:


1 Tout
3 aspects
7 facettes

Père, Fils, St Esprit
Soleil, Terre, Lune
féminin, neutre, masculin
Shiva, Brama, Vishnou
électron, neutron, proton
Jésus, Marie, Joseph
Mer, Terre, Ciel
Isis, Osiris, Horus
...

1 ensemble
3 éléments: A, B et C
7 sous-ensembles: A, B, C, AB, BC, AC, et ABC

1 Science,
7 rayons,
3 principaux:
Volonté & Pouvoir: 1er rayon, du Père, Diamant, centre coronal
Amour - Sagesse: second rayon, Christ & Bouddha, Cœur
Intelligence active: 3ème rayon


1 lumière blanche
3 couleurs primaires
7 couleurs arc-en-ciel:
rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo et violet

7 pierres précieuses:
Diamant,
jaspe,
saphir,
émeraude,
rubis,
topaze
et améthyste

1 mélodie,
3 pas,
7 notes
7 trous dans la flute enchantée

 1semaine,
7 jours
reflets de 7 'planètes'

1 Ayurvéda
3 doshas:Vata,Pitta,Kapha,
qui combinés, donnent 7 types

1 But
3 voies
7 yogas

...

mardi 4 décembre 2007

d'équilibre

entre jouissance et création.

Nous sommes consommateurs par essence,
ne serait-ce que de l'air que nous respirons.

Nous sommes pris dans la temporalité
du besoin le plus vital au plus futile.
C'est le champ-libre-arbitre.

La question est alors de savoir
quelle part du pouvoir de création
nous décidons d'exercer,
quels moyens nous voulons nous octroyer!

Je crois, je ressens profondément pour ma part
que le but, le destin de chaque génération
est de surpasser la précédente:
en ce qui nous concerne, c'est l'évidence même.
En ce qui me concerne je relève le défi.

Pour ce faire ma base est large:
mère, grand-mère, tatie, tantes, grandes tantes
père, oncle (second père) et grand-père
nous ont comblés de leur affection,
ont été des exemples forts, mens et corpus,
ô combien structurants.
De la fierté, sans même y songer.

Leur héritage d'amour
c'est cette liberté de pouvoir penser librement,
d'agir en harmonie avec soi
et surtout avec passion pour ce que l'on a décidé.

Aucune chaîne à traîner,
ni rancœur à colporter.
Merci.

Grâce à eux, pouvoir apprécier
et transmettre un goût pour des choses simples
pour des valeurs comme la parole donnée, le respect,
le bien, le beau dans l'infime...
quel privilège extraordinaire!

lundi 26 novembre 2007

d'Avent



Une entrée improbable,

trace de Far-West, allée de yuccas,

des savanes qui ondulent sous l’alizé,

Une habitation au faîte d’une propriété,


Une presqu’île !

Des pointes interrogent l’horizon

où des moutons naviguent,

à perte de vue.


La mer, la campagne, on respire.

Un silence, un calme si plaisant.

Lampe à pétrole

et moustiquaire pour le baldaquin:

Un art de vivre sous les Tropiques.

Chant des pipiris, patience des crabes,

vol des frégates avant le grain,

La beauté de cette nature.


Des pommes-cannelles mielleuses,

ombres spectrales au clair de lune

mais une plus Grande Ourse dans la noirceur,

sous les essences de ti-baume.

La caresse de la brise.

Un homme amoureux

transmet une vision à ses enfants:

une puis deux générations, se chevauchent.


Un havre de paix, un nid caché,

Des anolis bleutés, des crapauds amicaux,

noirs ombilics secs sous la neige des agneaux,

Une odeur de bouc et de caca-mouton.


Un fromager-totem, centre de ce monde,

des figuiers maudits, des îlots d’eau cachés,

la sueur qui chemine sur les dos à midi,

la mélodie des grives et des tourterelles,

zouel de gros-becs et des sissis dans les pruniers.

La marche feutrée sous-bois.

Des carêmes terribles, où l’herbe blondit et l’argile craquelle.


La rivière-frontière mène là où la terre finit, où l’eau s’étend,

et enfante de tout quand elle épouse la mer: c’est le règne des mangles, les îlets.

Mantous, bécuneaux, cémafautes, à pied dans les fonds blancs,

La fraîcheur de l’eau, les carpes de corail,

palourdes et chatrous à marée et main basses.

De la chandelle pour les lanceurs.


Les nuages et les jours roulent, le patriarche s’en va:

Le troupeau perd son berger, la famille son guide,

Les ortolans leurs graines: des équilibres sont menacés.

La bergerie se vide, les poux minent son bois,

La mangrove se fait décharge, les herbes cèdent aux acacias.

Croissent les pousses, les sentiers se perdent,

Les épines se dressent et les mares se comblent.

Périls en la demeure.














IGN Géoportail