lundi 17 mars 2008

Un soleil dans la nuit


Hier matin,
lors de cette phase propice qui précède l'éveil,
un point brillant m'est apparu sur un fond noir,
jaune brillant; comment comprendre qu'il s'agit d'une étoile,
alors que seule la nôtre brille d'un tel éclat,
et surtout pas dans la nuit: c'est elle qui fait notre jour.
Je comprend à peine qu'il s'agit donc d'autre chose,
quand celle-ci grandit à une vitesse folle,
comme le rythme de mon palpitant,
pour s'écraser à ma gauche
en un énorme impact dans l'eau,
dans la mer?
Réveil.
Ca n'est qu'un songe, merci.
Un cauchemard.

vendredi 14 mars 2008

Osons comparer

Serpent et lingam, 'crachant' chacun son fluide,
l'un de vie (semence), l'autre de mort (venin).
Dressés? prêts à attaquer (ou à se défendre).
Lovés? pour une danse d'amour ou une étreinte fatale.
Embusqué en brousailles ou flasque au repos,
il sont obscurs objets de désir et de crainte.

jeudi 6 mars 2008

Emotionneg'

A la moindre alerte,
à la moindre idée de pouvoir manquer de,
c'est la ruée vers, la course, la lutte pour,
marques d'un héritage lourd à porter mais aussi
signes patents d'un manque de maturité et de spiritualité:
c'est toujours le même enjeu, incontournable:
la peur de sa mort, la peur de sa souffrance imaginée,
de sa vieillesse et de sa décrépitude anticipée.
Partout certes, mais très fort chez nous.
Or tout naît, croît, culmine puis décroît, dépérit et s'efface...

Décidément, Senghor et le maître avaient bien raison.
Enerzine aussi.
Et le pire à craindre est à venir,
quand tout s'effritera.

samedi 1 mars 2008

Une Fondation CG?

pour la Nature et pour l'Homme en Martinique.
Qui sera le cadre de la mise en valeur
de l'héritage physique et moral de cet homme.

mercredi 27 février 2008

En notre enfance...

nous avions toute cette nature à explorer, souvent bien inspirés et émerveillés, mais parfois en conquérants solitaires et ignares, battant la campagne arbalètes au point et 4.5mm en bandoulière,
étranglant lézards, fléchant crapauds, plombant crabes et merles aux points d'eau...
Il aurait été préférable que l'on nous enseigne la valeur et le respect de la vie:
l'homme est puissant à détruire quand il craint ou ne comprend pas la différence, la richesse et la beauté dans la diversité des formes,
ou alors quand il veut être reconnu pour ses capacités à lui.

Souhaitons pouvoir accompagner les enfants sur ce chemin, les laisser découvrir tout en répondant à leurs interrogations, dissipant donc leurs appréhensions dans l'oeuf, et répondant à leur besoin d'amour.

mercredi 6 février 2008

Carni-val

Le Carnaval martiniquais est unique
dans son aspect spontané et décomplexé,
dans ses dimensions du 'vidé',
de critique et d'exutoire, de défouloir,
de diarrhée émotionnelle et psychique,
et de mixité ethnique et sociale,
mais également dans sa face de catharsis sexuelle omniprésente.
Ce sont les jours tout permis.

lundi 4 février 2008

Une graine





contient la totalité de son espèce en germe.
En puissance elle pourrait la reconstituer toute.
Des millénaires de sélection évolutive.
La vie latente, potentielle, sèche mais pas tout à fait
et qui attend le moment favorable,
qui ne viendra peut-etre jamais.

"Un nouveau commencement".
Une si petite chose, si fragile,
et pourtant si complexe, si puissante,
si précieuse.

mardi 22 janvier 2008

Soleil vert

Songeons qu'avant d'etre carnées,
nos chères protéines alimentaires sont végétales:
l'animal ne fabrique rien: comme nous,
il ne fait que soutirer l'énergie solaire
aux végétaux/minéraux.
Or, ici, plus l'on s'éloigne de la source,
plus le flot se tarit
et se charge en saloperies.

lundi 21 janvier 2008

Les Rivières Pourpres

Nous ne les voyons pas, mais elles coulent en permanence:
Imaginons que nous ayons à tuer par balle
ou égorger nous-mêmes
les animaux dont sont extraites les viscères et les carcasses dont
l'équarrissage nous donne nos pièces de boucherie quotidiennes!
N'y réfléchirions-nous pas à deux fois avant d'engloutir la bouchée?
Ce ne sont pas des tranches d'une "mère viande" sous perfusion
que l'on couperait à intervalles réguliers,
mais les organes d'êtres bien vivants, d'êtres sacrifiés par d'autres
au nom d'habitudes dont nous découvrons tous les jours la nocivité.

dimanche 13 janvier 2008

Au revoir, mon ami

Oui un ami très proche m'a quitté aujourd'hui,
après une semaine de souffrances aiguës.
Mon coeur est gros,
ma gorge serrée et mes yeux débordent
en dépit de masculins efforts.

Envie de saisir ces moments d'intense émotion
pour retenir la substance de ta présence
de crainte de ne pouvoir en restituer la justesse,
de peur de voir trop vite s'effilocher la trame de ces jours...

Un instant de séparation, d'inattention
hors d'une nuit blanche passée à le veiller,
à croire évidemment en son futur rétablissement
malgré des hurlements à vous vriller l'âme,
et il en profite pour filer! Trop tard pour courir:
son contact est déjà froid, ses lèvres glacées!
Mais ses membres encore souples le trahissent.

Un ami a la fidélité sans faille,
sinon celle d'une exclusivité souvent sans ménagements revendiquée,
laisse un coeur qui se juge coupable de n'avoir pu ni le protéger
ni l'accompagner à l'ultime instant.

Il ne maîtrisait aucun mot de français
mais en comprenait les grandes lignes
et savait, lui, se faire comprendre:
à son regard si perçant et à ses attitudes sans équivoque.

Une telle personnalité: patiente et surprenante de détermination,
et une telle noblesse dans le port, chaussettes blanches croisées.
Mais quelle impétuosité pour marquer son territoire,
quel empressement pour être de tous les bons plans,
de toutes les marques de tendresse.

Toujours présent, cherchant l'affect dans nos regards,
respectueux des règles mais à l'affût de la moindre faiblesse dans nos gestes,
prompt à exploiter la faille qui trahit la chose établie:
subtile imposition de sa volonté.

Mais il s'en trouvera toujours un
pour m'affirmer que tu n'avais ni émotions ni pensée,
comme naguère nos ancêtres noirs pas d'âme.

Tu chemines sans doute toujours à mes cotés, Junior,
comme au premier jour, perplexe aujourd'hui de ma tristesse.
Le Maître avait bien raison!



mercredi 9 janvier 2008

Le Divin

Diaboliser le plaisir lié au sexe
vouloir le rabaisser à sa fonction purement reproductrice
instituer la division en séparant strictement les genres
est la voie choisie par la majorité des pistes spirituelles,
et ceci dans l'espoir de pouvoir canaliser ce réservoir d'énergies vers le haut, le divin.
Ceci n'est pas sans risques et nous en connaissons les travers.
N'étouffe pas le dragon qui veut.
Mais la voie inverse, beaucoup plus rare et mal comprise, existe:
elle vise à fusionner les sexes pour réaliser Dieu,
mais est encore beaucoup plus étroite et périlleuse.
Ne dompte pas le dragon qui veut.

samedi 5 janvier 2008

Demos

Tous nos enjeux découlent de son explosion,
exponentielle et prévisible:
la population terrestre a quadruplé (1.6 à 6.5 milliards)
en un siècle.
Celui qui a conçu le premier couple
a heureusement dû en prévoir
les conséquences,
sur une sphère par définition limitée.
Et surtout les mesures à prendre.
Heureusement pour nous, au final.

jeudi 3 janvier 2008

Un cri dans la nuit,

un cri déchirant de détresse
un appel au coeur de maman
qui résonne si fort en moi
qu'il n'hésite pas un seul instant
à en chercher la source,
certain de sa nature
de petite boule d'amour
frissonnant dans la nuit,
la faim, le froid et l'abandon,
tremblant d'emblée
de ne point pouvoir la sauver,
la chérir et protéger à temps.


Enfin, il est là, le petit ange,
là où je ne l'aurais pas cherché
ni trouvé sans son guide,
là où il désespérait seul
et accepte d'un ronron si évident ma main aimante,
d'une tendresse si surprenante de confiance délibérée,
d'une langue rapant de gratitude mes doigts
de beurre engraissés,
qu'une larme y roule de bonheur.

mercredi 2 janvier 2008

Hédhonnisme

Rechercher le plaisir, la jouissance, est naturel... 
La peine, la souffrance, la douleur étant plutôt le lot commun.
...mais est-ce une fin en soi?
Remarquons que ces sensations agréables sont plutôt, elles,
les conséquences de la satisfaction de notre désir d'aimer et d'être aimé,
et reconnu par nos pairs.

dimanche 23 décembre 2007

Paradoxes

Le fond, la conscience, a besoin de la forme
pour se révéler à elle-même.
Le Golem, de son créateur.

L'esprit s'incarne et doit s'oublier
pour se savoir esprit.
La page doit-elle être vierge pour
laisser le libre-arbitre se déployer?

"Les Hommes sont des Dieux
tombés sur Terre et qui ont perdu la mémoire."


Tout est là. Tout ne serait donc qu'une question
de continuité de conscience, de capacité de cette conscience à vibrer,
plus ou moins fort, plus ou moins haut, à se focaliser.
Toutes les richesses imaginables.
Point ne serait besoin de moyens,
ni intellectuels, ni financiers, ni matériels...
à la fois nécessaires et vains.

Bannir l'effort?
Le sommet est commun,
les chemins divers:
escalade ou promenade,
qui juger?
Celui qui contemple le panorama?

Confronter,
enseigner des techniques mortelles
pour qu'elles ne soient pas utilisées à cette fin,
pour qu'à l'inverse, elles puissent dompter l'animal
dicter la patience, la persévérance,
concilier les parties,
viser l'Harmonie...
telle est la finalité des arts martiaux.

Ikebana, Calligraphie, Thé...
vénusiens à même finalité?

Que va chercher l'ermite dans l'isolement des nuées,
sinon les bribes de sagesse qu'il distribuera dans la vallée?

samedi 22 décembre 2007

Crux, Cross, Croix




Feu, spirituel, principe impalpable,
qui s'élève, vertical, masculin
croise
Eau, matérielle, tangible,
qui s'infiltre, horizontale, féminine



Eruptions & Déluges
dans leurs excès passionnels


Nuages enfantés




jeudi 20 décembre 2007

sur la Féminité



"Notre Mère, qui êtes sur Terre..."

Le succès planétaire du Da Vinci Code,
est, de mon point de vue, grandement dû au fait
qu'il met en relief le rôle fondamental
mais pourtant nié à la femme
dans notre religion chrétienne:
Notre Dieu Chrétien avait occulté la Déesse mère.

La roue heureusement tourne
et les femmes reprennent peu à peu
 leur véritable place dans la société.

C'est l'influence grandissante
de ce pôle féminin sur la vie politique,
économique plus que sociale et familiale,
qui nous permet aujourd'hui d'être
plus conscients des conséquences
de l'enfance de l'humanité.

L'Amour-Sagesse (12)
commence à s'épanouir au sein
de la Volonté et du Pouvoir (960 + 12).

jeudi 13 décembre 2007

d'équilibre entre forme et fond


Nous, esprits, n'avons pas de sexe,
ou plutot fusionnons les deux:
seul le corps est sexué.
Il est donc normal que, si nous nous y identifions,
il nous manque une moitié. 

Attachons-nous au sens,
avant de se fier aux sens;
 question d'équilibre.

mardi 11 décembre 2007

La chair de l'...


Couleurs, textures, postures charnelles.
Elles ne cessent de nous fasciner :
Animales dans leur sexualité, leur fécondation : insectes,
Symbiotiques dans leur croissance, leur multiplication (champignons),
fantasmatiques, impudiques, polymorphes et innombrables,
 rares individus, stratégies de séduction multiples,
jusqu’à l’humaine !











Photos Orchid'Expo2006
Ionopsis Club Martinique
Canon Ixus i 4Mpix / Maxime



D'ailleurs
leurs replis évoquent ceux de Vénus
et leur nom les attributs de Mars!

lundi 10 décembre 2007

Mèt piès ka fè rol mò

Nous nous connaissons très bien entre acteurs,
mais une fois enfilés et ajustés les robes,
nous prenons nos rôles tellement au sérieux,
nous nous identifions si bien à nos personnages,
au masque, à la carapace, au déguisement,
que nous ne savons plus au fait qui est qui,
ou nous feignons de ne plus.

Le vieux costume un jour se déchire quand même
alors que nous nous étions évertués à le rapiécer,
envers et contre tout.

Vous avez dit 'Rendre l'âme' ?
Restituer le corps serait plus approprié.

Le fou

...d'hier, est
parfois le génie d'aujourd'hui.
Et celui d'aujourd'hui?

La Source

...est un mystère.
Là-haut,
les nuages ont beau voiler les cimes,
souvent il ne pleut pas;
mais l'eau ne s'arrête jamais de couler,
pour tous.
Et personne pour fermer le robinet.

Sa morsure surprend,
glace mordant la peau,
que le désir de pureté mène à affronter
et le courage finit par surmonter.
Sa force laboure nos chairs
vivifie sang, os et nerfs,
et libère une chaleur intérieure
qui nous surprend à rester
et à en redemander,
au petit peuple de l'eau.





dimanche 9 décembre 2007

Unité, Trinité, Septénaire




Tous les grands courants de pensée,
les grandes religions,
et donc toutes les Trinités
seraient les reflets de la meme Unité en involution:


1 Tout
3 aspects
7 facettes

Père, Fils, St Esprit
Soleil, Terre, Lune
féminin, neutre, masculin
Shiva, Brama, Vishnou
électron, neutron, proton
Jésus, Marie, Joseph
Mer, Terre, Ciel
Isis, Osiris, Horus
...

1 ensemble
3 éléments: A, B et C
7 sous-ensembles: A, B, C, AB, BC, AC, et ABC

1 Science,
7 rayons,
3 principaux:
Volonté & Pouvoir: 1er rayon, du Père, Diamant, centre coronal
Amour - Sagesse: second rayon, Christ & Bouddha, Cœur
Intelligence active: 3ème rayon


1 lumière blanche
3 couleurs primaires
7 couleurs arc-en-ciel:
rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo et violet

7 pierres précieuses:
Diamant,
jaspe,
saphir,
émeraude,
rubis,
topaze
et améthyste

1 mélodie,
3 pas,
7 notes
7 trous dans la flute enchantée

 1semaine,
7 jours
reflets de 7 'planètes'

1 Ayurvéda
3 doshas:Vata,Pitta,Kapha,
qui combinés, donnent 7 types

1 But
3 voies
7 yogas

...

mardi 4 décembre 2007

d'équilibre

entre jouissance et création.

Nous sommes consommateurs par essence,
ne serait-ce que de l'air que nous respirons.

Nous sommes pris dans la temporalité
du besoin le plus vital au plus futile.
C'est le champ-libre-arbitre.

La question est alors de savoir
quelle part du pouvoir de création
nous décidons d'exercer,
quels moyens nous voulons nous octroyer!

Je crois, je ressens profondément pour ma part
que le but, le destin de chaque génération
est de surpasser la précédente:
en ce qui nous concerne, c'est l'évidence même.
En ce qui me concerne je relève le défi.

Pour ce faire ma base est large:
mère, grand-mère, tatie, tantes, grandes tantes
père, oncle (second père) et grand-père
nous ont comblés de leur affection,
ont été des exemples forts, mens et corpus,
ô combien structurants.
De la fierté, sans même y songer.

Leur héritage d'amour
c'est cette liberté de pouvoir penser librement,
d'agir en harmonie avec soi
et surtout avec passion pour ce que l'on a décidé.

Aucune chaîne à traîner,
ni rancœur à colporter.
Merci.

Grâce à eux, pouvoir apprécier
et transmettre un goût pour des choses simples
pour des valeurs comme la parole donnée, le respect,
le bien, le beau dans l'infime...
quel privilège extraordinaire!

lundi 26 novembre 2007

d'Avent



Une entrée improbable,

trace de Far-West, allée de yuccas,

des savanes qui ondulent sous l’alizé,

Une habitation au faîte d’une propriété,


Une presqu’île !

Des pointes interrogent l’horizon

où des moutons naviguent,

à perte de vue.


La mer, la campagne, on respire.

Un silence, un calme si plaisant.

Lampe à pétrole

et moustiquaire pour le baldaquin:

Un art de vivre sous les Tropiques.

Chant des pipiris, patience des crabes,

vol des frégates avant le grain,

La beauté de cette nature.


Des pommes-cannelles mielleuses,

ombres spectrales au clair de lune

mais une plus Grande Ourse dans la noirceur,

sous les essences de ti-baume.

La caresse de la brise.

Un homme amoureux

transmet une vision à ses enfants:

une puis deux générations, se chevauchent.


Un havre de paix, un nid caché,

Des anolis bleutés, des crapauds amicaux,

noirs ombilics secs sous la neige des agneaux,

Une odeur de bouc et de caca-mouton.


Un fromager-totem, centre de ce monde,

des figuiers maudits, des îlots d’eau cachés,

la sueur qui chemine sur les dos à midi,

la mélodie des grives et des tourterelles,

zouel de gros-becs et des sissis dans les pruniers.

La marche feutrée sous-bois.

Des carêmes terribles, où l’herbe blondit et l’argile craquelle.


La rivière-frontière mène là où la terre finit, où l’eau s’étend,

et enfante de tout quand elle épouse la mer: c’est le règne des mangles, les îlets.

Mantous, bécuneaux, cémafautes, à pied dans les fonds blancs,

La fraîcheur de l’eau, les carpes de corail,

palourdes et chatrous à marée et main basses.

De la chandelle pour les lanceurs.


Les nuages et les jours roulent, le patriarche s’en va:

Le troupeau perd son berger, la famille son guide,

Les ortolans leurs graines: des équilibres sont menacés.

La bergerie se vide, les poux minent son bois,

La mangrove se fait décharge, les herbes cèdent aux acacias.

Croissent les pousses, les sentiers se perdent,

Les épines se dressent et les mares se comblent.

Périls en la demeure.














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